Darjeeling 2022, car je vous avais déjà concocté une musique inspirée de cette destination rafraîchissante il y a plus de sept ans. Bref, vous avez encore un peu chaud, il vous faut du dépaysement, de la détente, alors ce titre, en téléchargement gratuit, est pour vous…
Darjeeling 2022, commence par une flûte, des gouttes d’eau, et puis entrent en scène les sons aériens, tels des nappes de brume drapant les contreforts de l’Himalaya…
Vous entendrez, en tendant l’oreille, les sons des rues bordant cette petite gare ainsi que le chuchotement du petit train à vapeur surnommé Toy Train.
Voilà pour l’ambiance calme inspirée de ces paysages majestueux…
A propos de la ligne qui mène à cette gare himalayenne, Michaux écrit:
« Quand vous arrivez à Siliguri, vous apercevez sur une paire de rails d’un écartement si mince, si mince, une locomotive si mignonne, si mignonne, comment dirais-je une locomotive-poney, qui se trouve attelée à un petit train. (…)
De tout petits wagons se trouvent là, ajustés à sa taille.
Pour finir, il se peut que vous aperceviez les marchepieds (si l’on peut dire). Une belette, à la rigueur, pourrait les utiliser.
On a même prévu l’éclairage. Mais la lampe manque. Si petite eût-elle été, si l’on en juge d’après la douille, qu’elle n’aurait quand même rien éclairé. »
Ecoutez Darjeeling 2022:
Et téléchargez ce mp3 gratuitement.
Et pour aller plus loin dans la découverte de ces contrées, je vous recommande le livre de Henri Michaux « Un Barbare en Asie« :
« Quand je vis l’Inde, et quand je vis la Chine, pour la première fois, des peuples, sur cette terre, me parurent mériter d’être réels.
Joyeux, je fonçai dans ce réel, persuadé que j’en rapportais beaucoup. Y croyais-je complètement ? Voyage réel entre deux imaginaires.
Peut-être au fond de moi les observais-je comme des voyages imaginaires qui se seraient réalisés sans moi, œuvre d »autres’. Pays qu’un autre aurait inventés. J’en avais la surprise, l’émotion, l’agacement.
C’est qu’il manque beaucoup à ce voyage pour être réel. Je le sus plus tard. Faisais-je exprès de laisser de côté ce qui précisément allait faire en plusieurs de ces pays de la réalité nouvelle : la politique ? […]
Ce livre qui ne me convient plus, qui me gêne et me heurte, me fait honte, ne me permet de corriger que des bagatelles le plus souvent.
Il a sa résistance. Comme s’il était un personnage.
Il a un ton.
À cause de ce ton, tout ce que je voudrais en contrepoids y introduire de plus grave, de plus réfléchi, de plus approfondi, de plus expérimenté, de plus instruit, me revient, m’est renvoyé… comme ne lui convenant pas. Ici, barbare on fut, barbare on doit rester. »
