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Les effets de la méditation (2° partie)

Un grand nombre d’études ont été réalisées sur les personnes pratiquant la relaxation ou la méditation.

Deux études américaines réalisées ces deux dernières années, l’une menée par un professeur de psychologie et de psychiatrie de l’Université de Wisconsin-Madison et l’autre à l’Université Harvard de Boston viennent d’être couvertes dans les media.
La première révèle qu’un programme de quelques semaines de méditation peut avoir des effets positifs et durables sur notre système immunitaire, notamment sur le développement d’anticorps.
La seconde, réalisée avec des personnes qui pratiquaient la méditation depuis plusieurs années, tend à montrer qu’elle peut ralentir les effets du vieillissement cérébral. Elle amènerait dans certaines zones du cerveau, notamment le cortex, des changements qui contribuent à ce ralentissement. Concrètement, cela se traduit entre autres par une amélioration de la tension artérielle, de la vision et de l’audition.

Un des phénomènes physiques remarquable lors de la pratique de la méditation est le suivant:
Le flot sanguin vers le cerveau augmente très nettement pendant la méditation comparativement avec le repos les yeux fermés . Le sang se dirige de préférence vers le cerveau pendant la Méditation, ce qui indique un état de profond repos dans le corps, mais aussi un état presque spectaculaire d’augmentation du flot sanguin vers le système nerveux central.
Ces découvertes que le flot sanguin cérébral augmente autant, implique que quelque chose d’extraordinaire se produit avec les fonctions du cerveau pendant la Méditation. Et en effet, l’étude des ondes cérébrales durant la Méditation montrent l’augmentation des ondes alpha , l’indicateur d’un état détendu de conscience.
Cependant, les changements des ondes cérébrales durant la Méditation ne se limitent pas simplement à l’augmentation de la production d’ondes alpha. La marque de fonctionnement cérébral la plus significative de la méditation vient du mode de fonctionnement d’ensemble des ondes cérébrales. Les ondes cérébrales venant de différentes zones du cerveau sont normalement générées de manière indépendantes les unes des autres, et, par conséquent, apparaissent sans aucune association temporelle entre les formes d’ondes. Cependant, durant la méditation, les ondes cérébrales venant des différentes zones du cerveau, en particulier des régions frontales (qui contrôlent le jugement et la planification) et des régions centrales (qui contrôlent les récepteurs des sensations et l’action), développent des “relations stables de relations”, un type de synchronie appelé “cohérence”.

Récemment, la télévision française (journal télévisé de France2) a produit un sujet sur l’effet de la méditation sur le système immunitaire.
David Servan Schreiber explique que des études ont prouvé que méditer 20 minutes par jour, permet de créer des anticorps, que le fait de s’affirmer et de reprendre le contrôle de sa vie favorise l’activité des cellules immunitaires. Parmi toutes ces paroles éclairées, il dénonçait entre autres, l’importance d’écouter ce qu’il se passe à l’intérieur. Cela fait partie des gestes qui donnent au corps les meilleures chances de sortir de la maladie. Bref, selon le Dr David Servan-Schreiber, on peut tout à fait améliorer notre santé si l’on apprend à bien vivre en accord avec nos émotions et avec notre corps.

La méditation augmenterait l’efficacité du système immunitaire pendant des mois, affirment des chercheurs américains.
Ceux-ci ont demandé à la moitié des 48 volontaires qu’ils avaient recrutés pour leur étude de suivre des cours de méditation une ou deux fois par semaine. Ils leur ont également fourni des exercices de méditation à faire à la maison une heure par jour, six jours par semaine.

Les chercheurs ont ensuite découvert que la réponse immunitaire générée par un vaccin contre la grippe était nettement plus importante chez les sujets faisant de la méditation que chez les autres. De plus, ces bienfaits sur le système immunitaire, plutôt que d’être éphémères, ont, dans certains cas, subsisté pendant quatre mois.

Les scientifiques ne s’expliquent pas clairement le lien entre la méditation et un système immunitaire plus vigoureux, mais un électroencéphalogramme leur a permis de déterminer que les volontaires ayant fait de la méditation présentaient une activité accrue dans la zone du cerveau associée aux émotions positives.